combattre la pauvreté passe par l’écologie

Les mesures de lutte contre la pauvreté et le réchauffement climatique doivent être menées de front afin de mieux prendre en compte les besoins des plus démunis, explique Claire Hédon, présidente d’ATD Quart Monde. Ce mouvement fait partie du « Pacte du pouvoir de vivre » qui réunit une cinquantaine d’organisations, dont la Mutualité Française, pour faire converger l’écologie et le social.

En mars 2019, le  » Pacte du pouvoir de vivre » a présenté 66 mesures pour « faire face à l’urgence sociale et économique ». Parmi elles, les mesures 42 à 54 concernent l’écologie :

  • Appliquer le principe de pollueur-payeur à tous
  • Utiliser de nouveaux indicateurs de richesse
  • Développer des mobilités plus durables et sortir de la dépendance aux énergies fossiles
  • Organiser la transition écologique dans les territoires et anticiper les mutations de l’emploi
  • Instaurer une fiscalité écologique solidaire et sociale
  • Adopter un plan d’investissement dans la transition écologique

Investir ou épargner écologiquement responsable

Vous cherchez à placer votre argent et vous voulez qu’il soit utile à la société et à la planète. Vous avez entendu parler de placements comme l’ISR (Investissement Socialement Responsable) mais vous ne savez pas comment les identifier. Découvrez les labels pour vous accompagner dans un futur placement responsable ou solidaire.

Le label est une référence très utile pour reconnaître et choisir des placements responsables ou solidaires.

Vous connaissez peut-être déjà des labels utilisés dans l’alimentation ou dans d’autres secteurs d’activités, mais savez-vous qu’il en existe aussi qui certifient le caractère responsable des produits d’épargne financière. 

Plusieurs labels coexistent répondant chacun à des exigences particulières et des typologies de placements divers. Les trois principaux labels de la finance responsable pour les fonds de placements sont :

  • le label ISR qui encadre de manière exigeante et transparente l’investissement dans les entreprises qui ont de bonnes pratiques de développement durable
  • le label GreenFin qui garantit le financement de la transition écologique et énergétique,
  • le label Finansol pour les placements solidaires. 

Pourquoi nos lave-linge polluent-ils les océans?

Article paru dans Ouest-France du 30 octobre 2020

…. La question pas si bête! À chaque cycle de lavage, les vêtements relâchent des microfibres de coton, viscose et plastique qui terminent leur course dans les océans. Avec un cycle court et froid, on limite les dégâts.

Un lavage court et à froid réduit d’un tiers les micro fibres relâchées par nos vêtements.

C’est quoi le problème?

Entre les lessives de vêtements, de draps à des températures allant de 30 à 60 « C, nous relâchons l’équivalent de presque deux camions bennes qe microfibres dans les mers européennes chaque jour. Soit 13000 tonnes par an.

A chaque lavage, des microfibres se détachent de nos vêtements pour partir dans les canalisations et atterrir dans les stations d’épuration. Malgré les systèmes de filtration utilisés. les microfibres passent entre les mailles tant elles sont petites. Elles quittent les stations d’épuration pour atterrir dans le milieu marin.

De quelles microfibres parle-t-on?

Des chercheurs britanniques de l’université de Northumbria ont montré, dans une étude publiée en juin dernier dans une revue scientifique , que 114 microgrammes de microfibres étaient relâchés par kilo de vêtements lavés sur un cycle standard.

Essentiellement des microfibres naturelles, coton, laine qui se dégradent rapidement dans l’environnement. Mais il faut aussi compter avec les microfibres de plastique relâchées par nos tissus. Elles sont moins nombreuses mais plus résistantes. Elles transportent avec elles bactéries et virus, et sont ingérées par la faune marine. On retrouve désormais du plastique dans toute la chaîne alimentaire et dans tous les coins de la planète.

Comment utiliser son lave-linge en mode écolo?

L’équipe britannique a analysé différents cycles de lavage et préconise d’utiliser moins d’eau et de privilégier des températures plus froides. Ce qui fait pencher la balance vers les cycles courts et froids. Une machine de 30 minutes à 15 « C réduit d’un tiers la quantité de microfibres relarguées par rapport à un cycle de 85 minutes à 40 « C. Pas toujours compatible avec la nécessité de laver à 60°C nos masques réutilisables.

Peut-être vous dites-vous qu’un cycle délicat serait l’idéal. Attention, grave erreur! Dans une seconde étude, publiée en septembre dans En-vironnemental science & technology, ces mêmes chercheurs démontrent qu’un cycle délicat dégage jusqu’à 800000 microfibres de plus qu’un lavage classique. Autre solution: installer des filtres à microparticules dans nos ma­ chines à laver. Ce sera une obligation en France à partir du 1er janvier 2025 sur tous les lave-linge neufs.

Julie LALLOUËT-GEFFROY.

Pourquoi et comment changer sa façon de se déplacer au quotidien?

Nos modes de vie se caractérisent par une forte mobilité : au quotidien, nous nous déplaçons entre 3 et 4 fois. Le développement des moyens de transport a permis à chacun d’aller travailler de plus en plus loin, pour habiter là où chacun en avait envie. Et la voiture individuelle s’est largement imposée comme le moyen de déplacement le plus pratique. Mais la dynamique s’enraye : les déplacements quotidiens des particuliers sont un des principaux émetteurs de CO2 en France (56% des émissions du transport qui pèsent pour 39% des émissions en France-source CITEPA, soit 22% des émissions de CO2 en France). Ils contribuent également largement à la pollution de l’air (particules fines, dioxydes d’azote), à la fragmentation des espaces naturels, au bruit… Surtout, la promesse d’émancipation n’est pas tenue : le temps passé dans les embouteillages peut aller jusqu’à l’équivalent de 2 semaines par an en Ile-de-France ! Le budget transport pèse sur les ménages les plus vulnérables, la dépendance à la voiture devient un des facteurs principaux de précarisation, notamment dans les zones peu denses. Il est donc urgent de changer sa façon de se déplacer : partage, mode actif… Et si les politiques publiques prenaient enfin la mesure des enjeux environnementaux et des besoins de mobilité de chacun? Ces sujets seront à l’ordre du jour des Assises de la mobilité 2017.

Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme


Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
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